Avec 88 888 onces d’or produites sur le trimestre clos fin décembre 2025, Perseus Mining livre une performance solide au deuxième trimestre de son exercice 2026. Un chiffre symbolique, mais surtout révélateur d’une trajectoire industrielle maîtrisée dans un environnement de coûts plus tendu. Malgré des disparités marquées entre ses sites, le producteur aurifère australien confirme sa capacité à tenir ses objectifs annuels, tout en conservant une situation financière confortable.
Une production trimestrielle conforme, portée par trois actifs clés
La production du trimestre repose sur les trois piliers opérationnels du groupe en Afrique de l’Ouest. Les mines de Yaouré et Sissingué, en Côte d’Ivoire, ainsi qu’Edikan, au Ghana, ont alimenté les usines selon des profils très contrastés, mais globalement en ligne avec le plan minier communiqué en début d’exercice.
Sur la période, Perseus a dû composer avec des transitions de zones minières et des ajustements de séquence d’exploitation. À Yaouré, la baisse des teneurs extraites a pesé sur le volume produit, un passage attendu par le groupe et déjà intégré dans ses prévisions. L’impact est resté contenu grâce à la contribution plus robuste d’Edikan, dont les performances opérationnelles se sont améliorées.
Ce jeu d’équilibre illustre la logique de portefeuille du groupe. La diversification géographique et géologique permet d’absorber les aléas locaux sans remettre en cause la trajectoire globale de production.
Des coûts en hausse, mais sous contrôle
Le trimestre a été marqué par une hausse sensible de l’AISC, qui s’établit autour de 1 800 dollars l’once. Une progression qui reflète moins une dérive opérationnelle qu’un effet mécanique du contexte macroéconomique et réglementaire.
La montée des redevances minières, indexées sur le prix de l’or, a pesé sur les coûts unitaires, notamment en Côte d’Ivoire où un prélèvement additionnel est entré en vigueur. À cela s’ajoutent des charges transitoires liées aux phases de développement de nouveaux gisements et à la montée en puissance de projets souterrains.
Le point clé reste la lisibilité. Perseus n’a pas modifié en profondeur sa structure de coûts et continue d’anticiper une normalisation progressive sur les prochains trimestres, à mesure que les zones à plus forte teneur seront de nouveau exploitées.
Une génération de trésorerie toujours robuste
Malgré cette inflation des coûts, le groupe affiche une capacité de génération de cash élevée. Les marges par once demeurent confortables, portées par un prix de l’or favorable et une discipline opérationnelle constante.
À la fin du trimestre, Perseus dispose d’un matelas financier conséquent, combinant trésorerie, or physique et actifs liquides. Cette solidité bilancielle lui offre une flexibilité stratégique rare dans le secteur : financement interne des projets en développement, capacité à absorber des chocs exogènes, et option de croissance externe si des opportunités se présentent.
Ce profil rassure clairement les marchés, dans un secteur où la visibilité financière reste un critère central de valorisation.
Guidance annuelle confirmée et projets en ligne de mire
Le message envoyé par la direction est limpide : la feuille de route pour l’exercice 2026 est maintenue. La guidance annuelle de production reste comprise entre 400 000 et 440 000 onces, avec une fourchette de coûts ajustée mais assumée.
En parallèle, les projets structurants avancent. Le développement du projet souterrain CMA entre dans une phase opérationnelle décisive, tandis que le projet Nyanzaga poursuit son calendrier avec une mise en production ciblée début 2027. Ces relais de croissance sont appelés à modifier progressivement le profil de production du groupe, en améliorant la durée de vie des actifs et la qualité moyenne des teneurs.
Perseus ne joue pas le court terme. La stratégie vise clairement la stabilité et la création de valeur sur cycle long, un positionnement qui tranche avec les profils plus opportunistes de certains acteurs juniors.
Source : https://perseusmining.com/wp-content/uploads/2026/01/03049898.pdf
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